Réunion de travail sur un projet de restructuration de société
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Une restructuration de société n'est jamais qu'une formalité juridique. C'est une décision économique qui doit être sécurisée à chaque étape.

Fusion, scission, apport partiel d'actif, transformation juridique : chaque opération de restructuration engage votre fiscalité, votre patrimoine et vos relations avec vos partenaires financiers. Nous coordonnons cette mécanique avec votre avocat, votre notaire et vos établissements bancaires, pour que la forme juridique retenue serve réellement votre objectif économique.

Fusion, scission, apport partiel d'actifNeutralité fiscale (art. 210 A du CGI)Transformation juridiqueCoordination avocat, notaire, banques

La restructuration de société en quelques repères

210 Aarticle du CGI qui permet de placer une fusion, une scission ou un apport partiel d'actif sous un régime de neutralité fiscale
2023année de la réforme du régime des fusions, scissions et apports partiels d'actifs, qui a modernisé le cadre applicable
100 %du patrimoine de la société absorbée est transmis à l'absorbante lors d'une fusion, sans liquidation préalable
3opérations principales à arbitrer selon votre objectif : fusion, scission, apport partiel d'actif
Une mécanique fiscale, pas seulement juridique

La forme juridique retenue doit servir votre objectif économique, jamais l'inverse

La plupart des contenus disponibles en ligne décrivent la mécanique du régime de faveur des fusions — sursis d'imposition, conditions de l'article 210 A du CGI — sans jamais partir de la vraie question : pourquoi restructurer ? Ainsi, regrouper deux sociétés sœurs, isoler une activité à risque, préparer une levée de fonds ou une transmission, protéger un patrimoine immobilier ne relèvent pas de la même opération.

Concrètement, nous partons toujours de votre objectif économique pour déterminer l'opération la plus adaptée — fusion, scission, apport partiel d'actif ou simple transformation juridique — puis nous sécurisons son traitement fiscal et comptable. Le choix de la technique juridique est une conséquence de votre objectif, jamais un point de départ.

Exemple illustratif — deux SARL sœurs souhaitent fusionner pour simplifier leur structure. Sans régime de faveur, la plus-value latente sur le fonds de commerce transmis, estimée à 200 000 €, serait immédiatement imposée à l'impôt sur les sociétés, soit environ 50 000 € d'impôt. Sous le régime de l'article 210 A du CGI, cette imposition est différée tant que les engagements de conservation sont respectés — une différence déterminante dans le choix du calendrier de l'opération.

Un travail de coordination, pas une mission isolée

Pourquoi une restructuration ne se pilote jamais seul

En pratique, notre rôle porte sur le choix du régime fiscal, la valorisation des apports, le traitement comptable de l'opération et la vérification des conditions de la neutralité fiscale. La rédaction des actes de fusion ou d'apport relève en revanche du domaine réglementé de l'avocat, avec lequel nous travaillons en coordination constante ; de plus, le transfert d'actifs immobiliers implique nécessairement un notaire.

Par ailleurs, un point est trop souvent négligé : vos financements bancaires en cours contiennent fréquemment des clauses de changement de contrôle ou de garantie qui imposent d'informer, voire d'obtenir l'accord de votre banque avant toute restructuration. Par conséquent, l'oublier peut suffire à faire exiger le remboursement anticipé d'un prêt. Enfin, lorsque la loi impose la désignation d'un commissaire aux apports ou à la fusion, ce professionnel doit être indépendant de votre cabinet habituel — nous vous orientons alors vers un confrère qualifié, en toute transparence.

Ce que nous faisons concrètement

1

Choisir la bonne opération

Diagnostic de votre objectif économique et chiffrage comparé des options : fusion, scission, apport partiel d'actif ou simple transformation juridique.

2

Sécuriser la neutralité fiscale

Vérification des conditions des articles 210 A et 210 B du CGI, rédaction des engagements comptables requis, valorisation des apports.

3

Coordonner avocat, notaire et banques

Orchestration du calendrier avec vos conseils juridiques, anticipation des accords bancaires nécessaires avant l'opération.

"
Une restructuration mal préparée ne se voit pas le jour de l'opération : elle se révèle six mois plus tard, dans une notification de redressement ou un covenant bancaire déclenché sans prévenir.
Christophe Coupat
Expert-Comptable

Questions fréquentes

Ce que les dirigeants nous demandent le plus souvent sur la restructuration de leur société.

01

Quelle est la différence entre une fusion, une scission et un apport partiel d'actif ?

+
Concrètement, une fusion transmet l'intégralité du patrimoine d'une société à une autre, avec dissolution de la première sans liquidation. De son côté, une scission répartit ce patrimoine entre plusieurs sociétés. Enfin, un apport partiel d'actif transfère une branche d'activité tout en maintenant la société apporteuse en vie. Dans tous les cas, le choix dépend entièrement de votre objectif économique.
02

Ma restructuration va-t-elle déclencher une imposition immédiate de mes plus-values ?

+
Pas nécessairement. Toutefois, si l'opération respecte les conditions du régime de faveur de l'article 210 A du CGI — notamment, pour un apport partiel d'actif, le transfert d'une branche complète d'activité — l'imposition des plus-values latentes est différée plutôt qu'immédiate.
03

Ma banque doit-elle être informée d'une restructuration ?

+
Dans la plupart des cas, oui : En effet, vos contrats de financement en cours contiennent souvent des clauses de changement de contrôle ou de garantie qui imposent d'informer votre banque, voire d'obtenir son accord préalable, sous peine d'exigibilité anticipée du prêt.
04

Qui rédige les actes de fusion ou d'apport ?

+
Par ailleurs, la rédaction des actes juridiques relève du domaine réglementé de l'avocat. Nous intervenons en coordination sur le choix du régime fiscal, la valorisation et le traitement comptable ; par ailleurs, un notaire intervient en complément si des actifs immobiliers sont transférés.

Selon votre situation

Deux missions complémentaires selon la nature de votre opération.

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